Ta vie pro · 7 étapes
Une augmentation ne se demande pas « parce que ça fait longtemps » : elle se demande parce que ta valeur ou le marché a bougé, et elle se prouve. Situe ton salaire, vérifie qu'on te paie déjà tout ce qui est dû, chiffre un montant précis, choisis le moment, puis prépare la suite si c'est non. Voici l'ordre, avec la page qui fait chaque étape.
Entre ton salaire, ton métier et ta ville : tu vois où tu te places parmi les salaires proposés dans les offres. Ta valeur de marché, calculée à partir de ton CV, et le salaire moyen de ta profession complètent le tableau. Sous la médiane avec plus d'expérience que n'en demandent les offres : c'est ton argument central.
Avant de demander plus : ton minimum conventionnel pour ta classification, tes heures supplémentaires et leur majoration, les primes prévues par ton contrat ou un accord. Une somme manquante n'est pas une augmentation à négocier : c'est un dû, qui se réclame par écrit.
Pars de l'écart avec le marché et de ce qui a changé dans ton poste, ajoute le rattrapage de la hausse des prix depuis ta dernière revalorisation, puis fixe en silence ton seuil. Les cotisations s'appliquent aussi à l'augmentation : le simulateur dit ce que ta demande donne en net et ce qu'elle coûte à l'employeur.
Sur une page : tes résultats depuis la dernière revalorisation, les responsabilités ajoutées, les compétences acquises, la comparaison avec le marché. Demande avant la construction du budget, souvent plusieurs mois avant l'entretien annuel, juste après un résultat visible, ou quand ton périmètre s'élargit.
Demande un rendez-vous dédié. Ouvre par les faits, pose ton chiffre une seule fois, puis tais-toi. Note les objections sans les contester tout de suite, et conclus par une étape concrète : une décision à une date, ou des objectifs écrits. Négo joue ton responsable pour t'entraîner.
Demande ce qui manque pour que ce soit oui et quand la question sera réexaminée, avec des objectifs écrits. Explore la prime exceptionnelle, le variable, une formation certifiante, le télétravail, un passage cadre ou un titre de poste : une prime se touche une fois, une augmentation chaque année.
Les offres de ton métier disent, mois après mois, ce que ton expérience vaut ailleurs. Mets ton CV à jour ; si une offre arrive, la négociation à l'embauche prend le relais, et le parcours « Je quitte mon emploi » dit dans quel ordre partir.
Raconte ta situation : Négo te dit par où commencer, suit les étapes vérifiées des démarches, fait les calculs avec les outils du site et rédige tes courriers. Il ne remplace pas l'administration : chaque démarche se termine sur le service officiel.
Aucun pourcentage n'est juste en soi : le montant se déduit de l'écart entre ton salaire et ta valeur sur le marché, de ce qui a changé dans ton poste et de la hausse des prix depuis ta dernière revalorisation. Annonce-le en brut annuel, précis ; le simulateur d'augmentation dit ce qu'il donne en net.
Avant la construction du budget, qui se décide souvent plusieurs mois avant l'entretien annuel ; juste après un résultat visible ; ou quand ton poste s'élargit. Demander pendant l'entretien annuel, c'est souvent demander trop tard pour l'année en cours.
C'est souvent vrai. Demande-lui de porter ta demande, donne-lui un argumentaire écrit d'une page et fixe une date pour une réponse : ton dossier doit pouvoir convaincre quelqu'un qui ne te connaît pas.
Demande ce qui manque pour que ce soit oui et à quelle date la question sera revue, avec des objectifs écrits. Négocie les alternatives (prime, variable, formation, télétravail, titre de poste) et regarde le marché : si l'écart persiste, une offre ailleurs se négocie avec la même méthode.
Une prime se touche une fois ; une augmentation se touche chaque année et sert de base aux augmentations suivantes et à ton prochain employeur. Une prime peut compléter un refus d'augmentation, rarement le remplacer.
Chaque règle citée ici est expliquée et sourcée dans sa démarche ou son guide ; les montants sont calculés par les outils du site. Toutes les démarches