Méthodologie

Tout ce qu'il faut savoir pour lire les chiffres du site : d'où ils viennent, ce qu'on garde, ce qu'on écarte, et ce qu'ils ne disent pas.

Sources et licence

Les chiffres viennent des offres d'emploi publiées par France Travail et accessibles via l'API « Offres d'emploi » de francetravail.io. On collecte ces offres en continu, département par département, et on garde une archive brute pour pouvoir tout recalculer si les règles changent.

Leur réutilisation suit la licence France Travail. Elle impose de nommer la source, de donner la date de dernière mise à jour et, si une offre est affichée, de la montrer en entier avec son logo. C'est pourquoi le site ne reproduit aucune offre individuelle : il publie uniquement des statistiques agrégées et renvoie vers France Travail pour consulter les offres. La mention « Source : offres d'emploi France Travail, mises à jour le … » figure sous chaque bloc de chiffres.

Ce que veut dire « salaire proposé »

Un salaire proposé est le montant écrit dans une offre d'emploi par l'employeur qui recrute. Ce n'est pas le salaire finalement négocié, ni la paie des personnes déjà en poste. L'unité de mesure du site est le brut annuel, temps plein, en euros. Quand l'offre donne une fourchette, on retient le milieu ; le minimum et le maximum restent stockés.

Normalisation des salaires

France Travail exprime la plupart des salaires sous une forme standard (« Mensuel de 2 000 à 2 400 euros sur 12 mois », « Annuel de 35 000 euros », « Horaire de 12,50 euros »). Un parseur déterministe, testé sur des dizaines de cas réels, lit ces libellés :

  • mensuel : montant × nombre de mois payés (12 par défaut) ;
  • annuel : montant tel quel ;
  • horaire : montant × heures hebdomadaires (35 h si l'offre n'en précise pas) × 52 ÷ 12 × nombre de mois ;
  • deux garde-fous corrigent les erreurs de saisie les plus fréquentes : un « mensuel » au-delà de 15 000 € est relu en annuel, un « annuel » en dessous de 5 000 € est relu en mensuel. Ces corrections sont marquées et rejouables.

Les libellés que le parseur ne sait pas lire (texte libre, « 2 200 € brut + primes ») passent par un modèle de langage, Claude Haiku, qui extrait le montant, la période et la base (brut ou net) avec un indice de confiance. Le code applique ensuite les mêmes règles et bornes ; une extraction peu sûre est écartée. Le modèle lit, le code calcule : aucun chiffre affiché ne sort d'un modèle de langage.

Offres retenues et offres exclues

Une offre entre dans les statistiques si elle remplit toutes ces conditions :

  • un salaire exploitable (montant et période identifiés), exprimé en brut ;
  • un contrat CDI, CDD, intérim ;
  • un temps plein (libellé « temps plein » ou au moins 35 heures par semaine).

Sont exclues, avec un motif conservé pour contrôle :

  • alternance, apprentissage, contrat de professionnalisation, stage ;
  • temps partiel ;
  • salaire indiqué en net ;
  • brut annuel inférieur à 95 % du SMIC annuel temps plein (soit 20 783 € avec le SMIC horaire de 12,02 € en vigueur) ou supérieur à 300 000 € ;
  • doublons probables : même entreprise, même intitulé, même commune et même libellé de salaire sur 30 jours ; on garde la plus ancienne.

Fenêtre et fréquence de mise à jour

Les statistiques portent sur les offres créées au cours des 365 derniers jours (12 mois glissants). Tant que la collecte a moins d'un an, la période affichée est « depuis le {date de début de collecte} ». La collecte tourne toutes les dix minutes, la normalisation toutes les quinze minutes, et les agrégats sont recalculés chaque nuit. La date de mise à jour est affichée sous chaque bloc de chiffres.

Cellules, percentiles et seuils

Une cellule = un métier (fiche ROME) × un niveau géographique (ville, département, région, France) × une tranche d'expérience. Pour chaque cellule on calcule le nombre d'offres, les percentiles P10, P25, P50 (médiane), P75 et P90, ainsi que la moyenne (stockée, jamais mise en avant parce qu'elle est tirée par les extrêmes). Les percentiles sont calculés par interpolation linéaire, comme percentile_cont de PostgreSQL.

Offres dans la celluleAffichageIndexation par les moteurs
30 et plusNormalOui
10 à 29Avec le badge « données limitées »Non
Moins de 10Masqué, repli au niveau géographique supérieurNon
Contributions, moins de 10Jamais affiché (anonymat)Non

Quand une ville n'atteint pas le seuil, la page affiche le département, puis la région, puis la France, et le dit clairement en haut de page. Aucune valeur n'est jamais inventée ou modélisée.

Expérience

Les tranches portent sur l'expérience demandée dans l'offre, pas sur celle du candidat : débutant (moins d'un an, ou « débutant accepté »), 1 à 3 ans, 3 à 5 ans, 5 à 10 ans, 10 ans et plus. Une offre sans indication n'est comptée que dans « Tous niveaux ».

Géographie

Hiérarchie : ville → département → région → France. Les arrondissements de Paris, Lyon et Marseille sont fusionnés dans leur commune. Le référentiel des communes, départements et régions vient du découpage administratif officiel (Etalab).

Net mensuel estimé

Le net affiché est un net mensuel avant impôt sur le revenu, estimé à partir du brut avec le moteur de calcul open source de mon-entreprise (URSSAF). Le statut cadre est retenu pour une cellule si plus de 50 % de ses offres sont cadres. C'est une estimation : la mutuelle, la prévoyance ou des cotisations spécifiques à une convention collective peuvent la faire varier de quelques dizaines d'euros. Elle est toujours étiquetée « estimé ».

Arrondis

À l'affichage, les montants annuels sont arrondis à la centaine d'euros et les montants mensuels à la dizaine. Les calculs utilisent les valeurs exactes. Les séries mensuelles ne retiennent que les mois d'au moins 10 offres et la tendance n'est affichée qu'à partir de 6 mois.

Textes d'analyse et questions fréquentes

Les paragraphes d'analyse et les questions-réponses des pages sont rédigés automatiquement par un modèle de langage (Claude Sonnet) à partir des seuls chiffres de la page. Avant publication, le code extrait chaque nombre du texte et vérifie qu'il figure parmi les chiffres fournis, aux arrondis près ; sinon le texte est rejeté et la version précédente reste en place. Tant qu'aucun texte n'a été validé, un gabarit déterministe est affiché.

Limites

  • Offres ≠ salaires versés. Un salaire proposé peut être négocié à la hausse ou à la baisse ; les augmentations des personnes en poste n'apparaissent pas.
  • Cadres sous-représentés. Les postes de cadres et les recrutements par réseau ou cabinet passent moins par France Travail, et leurs offres indiquent moins souvent un salaire.
  • Seules les offres avec un salaire comptent. Une part importante des offres n'en indique pas ; elles n'entrent pas dans les calculs.
  • Un métier = une fiche ROME. Des postes très différents peuvent partager une fiche ; les appellations servent à la recherche, pas au calcul.
  • Une fenêtre glissante. Les chiffres bougent avec les offres publiées ; la date de mise à jour est toujours affichée.

Contributions : les salaires déclarés

Tu peux déclarer ton salaire de façon anonyme (pas d'e-mail, pas de compte, pas de texte libre). Ces contributions forment une série distincte, « salaires déclarés », jamais mélangée aux offres. Elles ne sont affichées qu'aux niveaux France et région, et seulement à partir de 10 contributions par cellule, pour qu'aucun salaire individuel ne puisse être identifié. Un contrôle de plausibilité compare chaque contribution aux offres du métier ; une valeur hors bornes est mise en attente de modération. En échange, un cookie signé débloque pendant 365 jours le détail par taille d'entreprise, secteur, type de contrat et statut cadre. Voir la politique de confidentialité et les conditions d'utilisation.

En résumé

  • Seuil d'affichage : 30 offres ; badge « données limitées » entre 10 et 29.
  • Fenêtre : 365 jours glissants ; recalcul chaque nuit.
  • Unité : brut annuel, temps plein ; net mensuel estimé avant impôt.
  • Source : offres d'emploi France Travail, licence respectée, aucune offre reproduite.

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