Ta vie pro · 9 étapes
Te mettre à ton compte, c'est d'abord choisir d'où tu pars : depuis ton emploi, après une rupture qui ouvre le chômage, ou par une démission-reconversion validée avant ton départ. L'immatriculation est ensuite gratuite et se fait en ligne, mais les options se choisissent tout de suite, l'Acre a un délai court et les déclarations ne s'arrêtent jamais. Voici l'ordre, avec ton prix calculé.
Un chiffre d'affaires n'est pas un salaire : en micro-entreprise, tes frais ne se déduisent pas, les jours sans mission et les vacances ne sont payés par personne, et il n'y a pas d'assurance chômage des salariés. Calcule le TJM qui te laisse le même net que ton salaire, sur une année avec des creux, pas sur ton meilleur trimestre.
Tu peux créer en gardant ton emploi, sans clause d'exclusivité dans ton contrat, sans concurrencer ton employeur et en dehors de ton temps de travail. Si tu veux partir, attention : une démission n'ouvre pas le chômage, sauf démission-reconversion validée avant ; une rupture conventionnelle, elle, l'ouvre, avec une indemnité.
Il faut être en CDI et avoir travaillé au moins 1 300 jours sur les 60 derniers mois. D'abord un conseil en évolution professionnelle, gratuit et obligatoire ; puis le dossier à Transitions Pro, avec étude de marché et plan de financement à 3 ans ; une fois l'attestation reçue seulement, tu démissionnes, et tu as 6 mois à partir de sa date pour t'inscrire à France Travail.
Relis d'abord ta clause de non-concurrence, puis crée l'entreprise après la fin de ton contrat : créée pendant le préavis, elle exclut l'ARCE. Avec l'ARE maintenue, tu touches chaque mois une partie de ton allocation et tu valides des trimestres de retraite ; avec l'ARCE, une partie de tes droits arrive en capital, en deux versements à 6 mois d'écart, sans filet mensuel.
En ligne, au plus tôt 1 mois avant ton début d'activité et au plus tard 15 jours après. Joins ta pièce d'identité, un justificatif de domicile de l'entreprise, la déclaration de non-condamnation et, pour une activité réglementée, ton diplôme ou ton autorisation. Le récépissé reçu au dépôt te permet déjà de t'assurer ; s'il manque une pièce, tu as 15 jours ouvrables pour l'envoyer.
Tu déclares chaque mois par défaut, ou chaque trimestre si tu le demandes dans le mois qui suit ton début d'activité. Le versement libératoire, qui paie ton impôt avec tes cotisations, se choisit au plus tard le dernier jour du 3e mois, si le revenu fiscal de référence de ton foyer le permet. L'Acre n'est jamais automatique : envoie le formulaire à l'URSSAF dans les 60 jours, et démarre en début de trimestre pour allonger la période réduite.
Ton TJM doit couvrir tes cotisations, ton impôt, tes frais, tes jours non facturés (prospection, administratif, creux entre deux missions) et la protection que le salariat payait pour toi : mutuelle, prévoyance, retraite. Le simulateur te dit ce qui reste net sur ton chiffre d'affaires ; présente ensuite tes missions dans un vrai CV de freelance.
Chaque mois ou trimestre, sur autoentrepreneur.urssaf.fr, déclare ce que tu as encaissé hors taxes, pas ce que tu as facturé, et paie dans la foulée ; la première déclaration arrive au plus tôt 90 jours après ton début d'activité. Au printemps, reporte ton chiffre d'affaires dans ta déclaration de revenus, même avec le versement libératoire. Au chômage, déclare aussi tes revenus à chaque actualisation.
Tes droits à la retraite et aux indemnités maladie se calculent sur ce que tu déclares : une petite année en ouvre peu, et une épargne de précaution remplace le filet du salariat. Prévois la cotisation foncière des entreprises, un impôt local dû même à domicile : rien à payer l'année de la création, mais elle arrive ensuite, sauf très petit chiffre d'affaires. Et si ton chiffre d'affaires dépasse le seuil de ton activité deux années civiles de suite, tu sors du régime micro.
Raconte ta situation : Négo te dit par où commencer, suit les étapes vérifiées des démarches, fait les calculs avec les outils du site et rédige tes courriers. Il ne remplace pas l'administration : chaque démarche se termine sur le service officiel.
Oui, si ton contrat n'a pas de clause d'exclusivité, si l'activité ne concurrence pas ton employeur et si tu l'exerces en dehors de ton temps de travail. Certaines conventions collectives exigent une autorisation préalable : relis la tienne avant de te lancer.
Oui, si tu es indemnisé : soit tu gardes chaque mois une partie de ton allocation en plus de tes revenus, soit tu prends une partie de tes droits en capital avec l'ARCE. Dans les deux cas, demande l'Acre dans les 60 jours. En revanche, ta micro-entreprise elle-même ne t'ouvrira pas de droits au chômage.
Oui, par la démission-reconversion : CDI, au moins 1 300 jours travaillés sur les 60 derniers mois, conseil en évolution professionnelle, puis projet jugé réel et sérieux par Transitions Pro avant de démissionner. Tu es ensuite indemnisé comme tout demandeur d'emploi, et France Travail vérifie dans les 6 mois que tu réalises ton projet.
Rien : l'inscription au registre national des entreprises est gratuite. Seuls les agents commerciaux paient leur inscription obligatoire au registre spécial des agents commerciaux. Tes coûts viennent ensuite : cotisations sur ce que tu encaisses, assurances et, sauf très petit chiffre d'affaires, la cotisation foncière des entreprises après l'année de création.
Celui qui, après cotisations, impôt, frais et jours non facturés, te laisse le même net que ton salaire : le calcul du TJM du site le donne à partir du net que tu vises. Ce n'est qu'un plancher : ajoute ce que tu veux financer en protection (prévoyance, retraite, épargne de précaution).
Oui, la déclaration est obligatoire même à zéro : indique zéro ou « néant ». Tu ne paies alors aucune cotisation, sauf si tu as choisi des cotisations minimales. Une déclaration manquante entraîne une pénalité et des cotisations calculées sur une base forfaitaire majorée.
Chaque règle citée ici est expliquée et sourcée dans sa démarche ou son guide ; les montants sont calculés par les outils du site. Toutes les démarches