Ta vie pro · 9 étapes
Malade ou blessé, tu as mieux à faire que de la paperasse, et pourtant tout se joue dans les premières heures : prévenir ton employeur, envoyer ton arrêt, faire déclarer un accident du travail. Fait dans les délais, ton salaire est en partie maintenu et tes soins sont pris en charge. Voici l'ordre, pour une maladie comme pour un accident.
Maladie : préviens par tout moyen dès que tu sais que tu ne peux pas travailler ; sauf délai fixé par ta convention collective, l'usage est de le faire dans les 48 heures. Accident au travail ou sur le trajet : informe ton employeur le jour même, au plus tard dans les 24 heures, avec l'heure, le lieu, les circonstances et les témoins ; si tu ne peux pas le faire sur place, écris-lui en recommandé.
Tout médecin peut te prescrire un arrêt, pas seulement ton médecin traitant. Depuis le 1er septembre 2026, un premier arrêt indemnisé est limité à 31 jours sauf justification, et en téléconsultation à 3 jours, sauf s'il vient de ton médecin traitant ou de ta sage-femme référente. Après un accident, le médecin de ton choix rédige le certificat médical initial, qui décrit tes lésions.
Les volets 1 et 2 vont à ta CPAM (ou ta MSA), souvent télétransmis par le médecin ; le volet 3 va à ton employeur, à chacun si tu en as plusieurs. Un arrêt papier n'est accepté que sur le formulaire sécurisé : photocopies et scans sont refusés. Garde une preuve d'envoi du volet 3.
Ton employeur doit te remettre la feuille d'accident : présente-la à chaque professionnel de santé pour être soigné sans avancer de frais. Il doit aussi déclarer l'accident à ta caisse dans les 48 heures, dimanches et jours fériés non compris, même s'il doute de son caractère professionnel. S'il ne le fait pas, tu peux le déclarer toi-même dans les 2 ans.
N'exerce aucune activité, même en télétravail, sauf accord du médecin. Si les sorties sont autorisées avec horaires, tu dois être chez toi de 9 h à 11 h et de 14 h à 16 h, week-ends et jours fériés compris, sauf soins ou examens. Tu séjournes ailleurs ? Indique l'adresse sur l'arrêt. La caisse peut contrôler sans prévenir, et ton employeur aussi, par une contre-visite, s'il te verse un complément.
Les indemnités journalières sont versées tous les 14 jours, avec un relevé à chaque paiement ; vérifie sur ton bulletin le complément de ton employeur, qui dépend de ton ancienneté ou de ta convention collective. Pour un accident de trajet, ce complément ne commence qu'après 7 jours d'absence. Côté impôt, les indemnités de maladie se déclarent avec tes salaires (sauf affection de longue durée), celles d'un accident du travail pour moitié seulement.
Une prolongation suit le même circuit, dans les 48 heures ; depuis le 1er septembre 2026, chaque prolongation indemnisée est limitée à 62 jours sauf justification. Pour un accident, la caisse a 30 jours pour se prononcer sur son caractère professionnel, 2 mois de plus si elle enquête : réponds précisément à son questionnaire. Sans décision dans le délai, l'accident est reconnu.
Une décision de la caisse (refus de reconnaissance, suspension des indemnités) se conteste devant sa commission de recours amiable dans les 2 mois, puis devant le tribunal judiciaire. Si c'est ton employeur qui ne verse pas ce qu'il doit, réclame-le par écrit : la démarche donne l'ordre à suivre et la lettre.
À ton retour, ton employeur doit t'indiquer dans le mois les congés payés acquis pendant ton arrêt maladie. Après un accident, les indemnités courent jusqu'à la guérison ou la consolidation ; s'il reste des séquelles, la caisse fixe un taux d'incapacité permanente qui ouvre droit à une rente ou à un capital. Si la blessure s'aggrave ensuite, c'est une rechute : un certificat de ton médecin traitant, et la caisse te remet une nouvelle feuille d'accident.
Raconte ta situation : Négo te dit par où commencer, suit les étapes vérifiées des démarches, fait les calculs avec les outils du site et rédige tes courriers. Il ne remplace pas l'administration : chaque démarche se termine sur le service officiel.
48 heures, pour les deux envois : volets 1 et 2 à ta CPAM (ou ta MSA), volet 3 à ton employeur. Si le médecin a télétransmis l'arrêt, il ne te reste que le volet 3. Le même délai vaut pour chaque prolongation.
La Sécurité sociale verse des indemnités journalières à partir du 4e jour d'arrêt, si tu remplis les conditions d'heures travaillées ou de cotisations. Avec au moins 1 an d'ancienneté, ton employeur les complète à partir du 8e jour, pendant une durée qui dépend de ton ancienneté ; ta convention collective peut prévoir mieux, jusqu'au maintien intégral de ton salaire.
Ça dépend de ce que le médecin a coché : sorties interdites, sorties autorisées avec présence obligatoire chez toi de 9 h à 11 h et de 14 h à 16 h tous les jours, ou sorties libres, que le médecin doit justifier. En sortie libre, indique à ton employeur quand une contre-visite est possible.
L'accident du travail arrive pendant ou à l'occasion du travail ; l'accident de trajet, entre ton domicile (ou ton lieu de repas habituel) et ton travail. Les démarches sont les mêmes et la Sécurité sociale les indemnise de la même façon, mais le trajet n'ouvre pas la protection contre le licenciement propre aux accidents du travail, et le complément de l'employeur ne commence qu'après 7 jours d'absence.
Il doit le déclarer quelle que soit son opinion : s'il doute, il peut seulement émettre des réserves motivées. S'il ne déclare rien, déclare toi-même l'accident à ta CPAM (ou à ta MSA) dans les 2 ans ; l'absence de déclaration l'expose à une amende.
Oui pour la maladie : les indemnités et le complément de l'employeur se déclarent avec tes salaires, sauf pour une affection de longue durée. Pour un accident du travail, elles ne sont imposables que pour moitié. Les indemnités de maternité et de paternité sont imposables elles aussi.
Chaque règle citée ici est expliquée et sourcée dans sa démarche ou son guide ; les montants sont calculés par les outils du site. Toutes les démarches