Guide pratique
Hiérarchie, blancs, une police, des alignements nets : les règles d'une page qui se lit d'un coup d'œil, ce que les robots font des colonnes, et comment le site corrige les espacements.
Un recruteur ne lit pas ton CV : il le parcourt, de haut en bas, en cherchant ton titre, ton dernier poste et ce qui colle à l'offre. La mise en page décide de ce qu'il trouve en premier. Un logiciel de tri, lui, ne voit pas la page : il lit le texte dans l'ordre où il est rangé. Une bonne mise en page sert les deux. Voici ses règles, ce que les robots font des colonnes et des bandeaux, et ce que le site mesure et corrige dans ton PDF.
Trois niveaux suffisent : ton nom, les titres de rubrique, le texte. Chacun se distingue du suivant par la taille ou le gras, jamais par une nouvelle police. Dans chaque expérience, l'intitulé du poste ressort (en gras), l'employeur et les dates viennent juste après, toujours au même endroit, et les lignes de réalisations suivent. L'œil apprend la règle sur le premier poste et l'applique aux suivants : c'est ce qui rend un CV rapide à lire.
Le blanc n'est pas de la place perdue : c'est ce qui sépare les blocs. Garde des marges égales de chaque côté, et assez larges pour que rien ne soit coupé à l'impression. Entre deux rubriques, laisse plus d'espace qu'entre deux postes, et plus entre deux postes qu'entre deux lignes. Si tu dois rogner les marges pour tout faire tenir, le problème est le texte, pas la page : notre guide sur le CV sur une page dit quoi couper.
Choisis une police courante, installée sur tous les ordinateurs, sans empattements pour un rendu moderne ou avec empattements pour un rendu plus classique, et garde-la du nom jusqu'à la dernière ligne. Les polices manuscrites, fantaisie ou très fines fatiguent l'œil et passent mal à l'impression. Évite aussi les lettres espacées à la main (« E X P É R I E N C E ») : un logiciel peut les lire comme des lettres isolées et ne plus reconnaître la rubrique.
Une colonne latérale colorée ou un bandeau en haut de page donnent du caractère à un CV, et un humain les lit sans peine. Un logiciel de tri, moins : notre critère « Mise en page simple » le dit ainsi : « Colonnes multiples, tableaux et zones de texte mélangent l'ordre de lecture du robot. » Trois précautions rendent ces mises en page sûres :
Une seule couleur d'accent, reprise sur les titres, le bandeau ou la colonne, suffit à donner une identité. Le texte courant reste foncé sur fond clair : un gris pâle sur blanc se lit mal à l'écran et disparaît à l'impression. Les icônes (téléphone, e-mail, lieu) sont permises à côté du texte, jamais à sa place, et les jauges ou les étoiles de niveau ne disent rien : « Jauges, icônes et logos sont invisibles pour le robot : ce qu'ils disent est perdu. » Écris le niveau en mots.
Après quelques retouches, un CV garde des traces : un écart plus grand entre deux expériences, une puce décalée, une rubrique collée à la précédente. Sur Corriger les espacements, le site mesure ces espaces dans ton PDF, sans IA : pour chaque type d'écart (titre vers texte, puce vers puce), il calcule l'écart habituel du document et recale ceux qui s'en éloignent. Les puces dessinées suivent leur texte ; les fonds, les traits et les images restent en place. Tu peux aussi choisir « Plus aéré » ou « Plus serré », ou demander « plus d'espace avant Formation » : l'IA ne choisit que l'endroit et le sens, les distances viennent du barème du site.
Une expérience ajoutée ou une traduction plus longue ne tiennent pas toujours dans la place d'origine. Le site mesure alors l'allure de ton PDF, sans IA : colonne latérale ou bandeau colorés, couleurs du texte, des titres et du nom, tailles, famille de police, photo. Puis l'IA range ton texte en rubriques, recopié tel quel, et le site redessine ton CV dans cette allure : c'est la régénération dans la même allure. Le résultat est proche de l'original, pas identique : même colonne, mêmes couleurs, même photo, mais une police de la même famille plutôt que la tienne à la lettre près. Ensuite, dans « Ma structure », tu peux changer de disposition, de couleur ou de police et déplacer tes rubriques (voir Mettre à jour son CV).
Avant d'envoyer, affiche ton CV en entier à l'écran, recule, et plisse les yeux. Tu dois voir trois choses sans lire : ton nom, le poste que tu vises, et l'endroit où commence ton expérience. Si l'œil s'arrête d'abord sur un pavé de couleur, une icône ou un bloc trop dense, c'est là qu'il faut retoucher.
Une colonne est la plus sûre pour les logiciels de tri et pour les formulaires en ligne. Deux colonnes passent auprès d'un humain, et mieux auprès des robots si la colonne latérale reste légère (coordonnées en texte, langues, compétences) et si les expériences et la formation sont dans la colonne principale.
Une police courante et sobre, installée partout : sans empattements (Arial, Calibri, Helvetica) pour un rendu moderne, avec empattements (Georgia, Times) pour un rendu plus classique. Une seule famille pour tout le CV ; la hiérarchie se fait avec la taille et le gras, pas avec une deuxième police.
Une couleur d'accent, oui, pour les titres de rubrique ou un bandeau : elle aide l'œil à se repérer. Le texte courant reste foncé sur fond clair, et le CV doit rester lisible une fois imprimé en noir et blanc.
Deux façons. Sur ton PDF, il recale les espacements irréguliers sans IA, sans toucher au reste. Et dans « Ma structure », il redessine ton CV avec l'allure mesurée dans ton PDF, ou celle que tu choisis : une ou deux colonnes, une couleur de la palette, une police avec ou sans empattements, une photo ronde ou carrée.
Les outils et les fonctions du site qui vont avec ce guide : les chiffres y sont calculés par le code, jamais par l'IA.